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Papier brûlé

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– Toc, toc, toc ! Ouvrez !
Nous sommes dans un village au Brésil.
En entendant frapper à sa porte, le villageois ouvre et se trouve face au prêtre du village qui a l’air furieux :
– Donnez-moi tous les livres et les brochures qu’on vous a remis ce matin, commande-t-il…
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Le texte que tu entendras est à peu près celui-ci :
 

Papier brûlé

– Toc, toc, toc ! Ouvrez !
Nous sommes dans un village au Brésil.
En entendant frapper à sa porte, le villageois ouvre et se trouve face au prêtre du village qui a l’air furieux :
– Donnez-moi tous les livres et les brochures qu’on vous a remis ce matin, commande-t-il.
En effet le matin même, un colporteur chrétien a visité le village et a remis à tous ceux qui voulaient bien les accepter des évangiles et des brochures annonçant la bonne nouvelle du salut que Jésus offre encore aujourd’hui à chacun.
Cela a mis le prêtre en colère. Cette littérature est du poison déclare-t-il à qui veut l’entendre. Il craint qu’elle ne détourne ses paroissiens de sa religion.
À mesure qu’il passe de maison en maison, son sac se remplit. Et lorsqu’il est sûr d’avoir récupéré tout ce que le colporteur a distribué, il se dirige vers la place du village et là sur l’herbe, il allume un grand feu, bien décidé à brûler tout le contenu de son sac. Stimulée par le vent qui s’est levé, une flamme claire s’élève vers le ciel qui commence à s’assombrir. De temps en temps, une bourrasque de vent soulève quelques pages enflammées. Comme des insectes lumineux, elles volent dans l’air du soir.
Après avoir virevolté devant les façades des maisons, l’un de ces papiers entre par la fenêtre de la cuisine de Louisa. Celle-ci apercevant la flamme s’empresse de l’éteindre en marchant dessus. Mais la feuille n’est pas entièrement consumée et Louisa se baisse pour ramasser les fragments noircis. Elle ne peut s’empêcher de lire les quelques bribes de phrases que le feu a épargnées.

« son fils dans le monde »
« le monde fut sauvé par lui. »

Louisa trouve ces paroles étranges, mais par respect pour ce qu’elle vient de lire, soigneusement elle pose les restes de la page noircie sur la table de sa cuisine, avec l’intention de les montrer à Mathéo qui doit bientôt rentrer de son travail.
Tout en s’affairant dans sa cuisine, Louisa ne peut se défaire d’un sentiment de respect mais aussi de curiosité par rapport à ce qu’elle a lu sur le fragment de papier.
Qui est ce fils ? se demande-t-elle. Et de quoi le monde a-t-il besoin d’être sauvé ? Autant de questions qui tournent dans sa tête et auxquelles elle est bien incapable de répondre.
Lorsque, après son travail, son mari,Mathéo entre dans la cuisine, elle l’accueille et lui raconte comment la feuille sur la table est arrivée jusque chez eux. Mathéo se penche au-dessus de la table et, à son tour, lit les quelques expressions épargnées par le feu. Il devient songeur. Pas plus que sa femme il ne comprend le sens de ces paroles mystérieuses. Mais ces quelques morceaux de phrases font naître en lui un sentiment de respect et de curiosité aussi.
Frappée par l’incident, Louisa a placé le reste de la feuille dans la poche de son tablier.
Or, un an après, le même colporteur chrétien passe à nouveau dans le village pour proposer ses brochures et ses livres aux habitants.
Il frappe à la porte de Louisa. Louisa fait la moue ; non elle n’est pas intéressée. Mais au moment où le visiteur se tourne pour s’en aller plus loin, elle sort de la poche de son tablier le papier brûlé et déclare :
– Le seul livre que je désire acheter, c’est celui qui contient cette page.
Le colporteur revient sur ses pas et examine la page noircie que Louisa lui tend. Son visage s’éclaire.
– Mais, le voilà ! s’écrie-t-il en sortant de son sac un Nouveau Testament.
Il l’ouvre au chapitre 3 de l’évangile de Jean et le tend à Louisa. Celle-ci le prend et soupçonneuse, elle vérifie ; pas de doute c’est bien les mêmes paroles ! Radieuse, elle achète le Nouveau Testament.
Mathéo et Louisa ne sont pas des gens religieux. Pourtant chaque soir, ils lisent ensemble le Nouveau Testament que le colporteur leur a laissé. Personne n’intervient, sinon Dieu lui-même. Il fait pénétrer son évangile au plus profond de leur cœur à tous les deux.
Désirant ne pas garder ce trésor pour eux-mêmes, ils invitent leurs voisins pour lire avec eux le livre du colporteur. Bientôt dans ce village brésilien un groupe de croyants se forme et se réunit régulièrement.

La Parole de Dieu est vivante et opérante et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants. Hébreux 4, 12

 
 
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