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Nying

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Depuis quelques mois, Jordan, un jeune missionnaire est installé dans la ville chinoise de ChangleZhen.
Un jour, un visiteur inconnu se présente à sa porte et demande si le noble étranger est prêt à accorder quelques instants à sa misérable personne.
Le chinois qui entre chez Jordan est un savant de la ville. Disciple de Confucius, il s’appelle Nying. Mais celui-ci ne vient pas pour parler avec lui de Dieu ; il n’y croit pas !
 
 
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Nying

Depuis quelques mois, Jordan, un jeune missionnaire est installé dans la ville chinoise de ChangleZhen.
Un jour, un visiteur inconnu se présente à sa porte et demande si le noble étranger est prêt à accorder quelques instants à sa misérable personne.
Le chinois qui entre chez Jordan est un savant de la ville. Disciple de Confucius, il s’appelle Nying. Mais celui-ci ne vient pas pour parler avec lui de Dieu ; il n’y croit pas. Non ce savant est plutôt venu interroger le missionnaire sur la traduction chinoise d’un livre anglais.
Jordan se prête de bonne grâce aux questions de son visiteur. Et au fil de la conversation, il se rend compte que le chinois aime passionnément les livres.
À la fin de l’entretien, alors que Nying s’incline profondément pour prendre congé, Jordan lui demande alors :
– Avez-vous aussi des livres chrétiens dans votre bibliothèque ?
– Oui, répond le chinois avec un petit sourire ironique, mais je ne les ouvre jamais ; ils sont trop ennuyeux.
Puis après une pause, Nying déclare :
– Que mon noble ami ne m’en veuille pas mais je ne crois pas en Dieu ; s’il y avait un Dieu, il serait beaucoup trop grand et bien trop loin pour s’occuper de nos petites affaires.
Le missionnaire prend alors sur la table un Nouveau Testament et le tend à Nying en lui disant :
– Croyez-moi ! Si ce soir, chez vous, vous demandez humblement et sincèrement au Dieu du ciel de vous aider à le comprendre, ce livre deviendra pour vous un livre nouveau plus riche qu’aucun autre livre au monde…. Essayez ! ….et peut-être que vous ne prierez pas, mais moi en tous cas, je prierai pour vous.
Plus impressionné qu’il ne veut le montrer, Nying s’incline profondément et se retire.
Quand le soir même il se retrouve seul chez lui, très sceptique et un peu moqueur, il prend le Nouveau Testament que Jordan lui a remis.
Comment, pense-t-il alors, une personne intelligente peut-elle croire que quelques mots adressés à un être invisible et qui, sans doute, n’existe pas, peut rendre intéressant un livre ennuyeux ?
Bien qu’il soit complètement incrédule, Nying veut cependant tenter l’expérience.
– O Dieu, s’il y a un Dieu, murmure-t-il, sauve mon âme, si j’ai une âme. Donne-moi ton Esprit et aide-moi à comprendre ce livre.

La soirée s’écoule. Mme Nying entrouvre la porte de la pièce où se trouve son mari. Mais celui-ci est tellement absorbé par ce qu’il lit, qu’il ne l’entend même pas entrer.
– Il est tard dit-elle enfin et il est largement temps d’aller se coucher !
Comme s’il s’arrachait à un rêve, Nying lève les yeux :
– Va te coucher, lui dit-il… Je suis occupé à des choses importantes.
En effet le livre du missionnaire est devenu pour lui un nouveau livre. À mesure que la nuit avance, et qu’il tourne les pages, Nying s’aperçoit qu’il n’a pas à faire à des pensées ou des idées, non mais il a affaire à quelqu’un. Quelque chose s’opère en lui, quelque chose qu’il ne contrôle pas, quelque chose de nouveau qui met en déroute toute sa philosophie et qui a raison de son incrédulité. Le Sauveur dont le livre parle devient réel pour lui, travaillant jusqu’au plus profond de son être. La conviction qu’il est perdu s’impose à lui, mais en même temps la certitude du pardon que Jésus lui offre, transporte son cœur de joie et le remplit de paix.
Quelques jours passent. Non plus rien pour Nying ne sera comme avant. Pourtant un problème le travaille et l’inquiète : Comment annoncer à son épouse la transformation radicale qui s’est opérée en lui ? Sa femme appartient à une famille aristocratique qui n’a que mépris pour tout ce qui est chrétien. En apprenant son secret, sa femme et ses enfants risquent de l’abandonner plutôt que de subir une telle humiliation.
Un soir pourtant, prenant son courage à deux mains, il dit à son épouse :
– Quand les enfants seront au lit, je t’annoncerai quelque chose.
Il dit cela sans avoir la moindre idée de la manière dont il va lui parler.
Le soir venu, les enfants couchés, Mme Nying s’assied en face de son mari et l’interroge du regard. Embarrassé, Nying ne sait pas comment aborder le sujet qui lui tient tellement à cœur. Un silence s’établit entre les deux époux. Mais au bout de quelques minutes, c’est elle qui demande :
– N’avais-tu pas quelque chose à me dire ?
Nying se redresse. Toutes ses hésitations s’évanouissent. Il laisse alors parler son cœur et dit tout à sa femme. Tout en parlant, il lève de temps en temps les yeux vers elle. Son épouse semble boire ses paroles. Tout son visage traduit le profond intérêt qu’elle porte à son récit. Tout à coup, Mme Nying s’écrie :
– C’est donc lui le Sauveur !
Cette fois c’est Nying qui interroge sa femme du regard.
C’est elle maintenant qui raconte :
Il y a longtemps, très longtemps, lorsqu’elle habitait chez ses parents, la région a été attaquée par les rebelles Taî Ping. Ils pillaient et brûlaient tout. Ils ont aussi tué beaucoup de gens. Les faux dieux des temples n’avaient même pas pu se protéger eux-mêmes de ces destructeurs.
– Quand ils ont investi notre maison, je me suis glissée dans un placard à vêtements. Terrorisée dans cette mauvaise cachette, j’ai supplié le grand Dieu du ciel de me sauver. Les brigands sont entrés dans la pièce où je me trouvais, mais c’est comme s’ils avaient été aveugles, ils ne m’ont pas vue dans la cachette où je m’étais blottie. Depuis ce jour, j’ai souhaité de tout mon cœur que quelqu’un me parle de ce Dieu qui m’a délivrée des rebelles. Pour Mme Nying, pas de doute, le Dieu qui l’a sauvée lorsqu’elle était blottie dans son placard est le même que celui dont son mari lui parle avec tant d’amour et de joie.
Depuis ce fameux soir, l’ancien disciple de Confucius proclame à qui veut l’entendre la Bonne Nouvelle du salut que Jésus offre à tous les hommes.

« Notre Dieu Sauveur veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité. » 1 Timothée 2, 4

 
 
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