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L’appel de la montagne

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« Tu ne vas tout de même pas aller te promener dans la montagne alors qu’il y a tant de travail ici ! »…
 

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Le texte que tu entendras est à peu près celui-ci :

L’appel de la montagne

« Tu ne vas tout de même pas aller te promener dans la montagne alors qu’il y a tant de travail ici ! »
Nous sommes au Japon. Jacob Arnesen est venu de Norvège pour faire connaître aux Japonais l’amour de Dieu en Jésus.
Pour l’heure, il répare un chalet adossé à la montagne. Le site est magnifique ; d’un côté le lac Yamanaka scintille sous les rayons du soleil et de l’autre côté le vertigineux sommet du Fugi San semble défier le ciel bleu.
Mais ce matin-là ce n’est pas tellement l’envie de faire une excursion qui tenaille Jacob, mais chaque fois qu’il lève les yeux, il lui semble que la montagne l’appelle. En plus ce matin il n’a pas le cœur à l’ouvrage et la restauration du chalet va tout de travers. Et toujours cette montagne qui continue à l’appeler avec insistance.
N’y tenant plus, Jacob s’équipe et le voilà parti sur les pentes abruptes du Fugi San. Il grimpe pendant une bonne heure ; la beauté de la montagne l’éblouit. Pourtant bientôt le ciel s’obscurcit et il commence à faire un peu froid. Il est temps de rentrer. Mais au moment où il se tourne vers la vallée pour entamer la descente, il lui semble entendre un bruit à peine perceptible. C’est un cri étouffé suivi d’un grand silence. Y aurait-il un être humain dans ce lieu désolé ? Immobile, Jacob tend l’oreille mais il n’entend plus rien sinon le souffle du vent léger qui s’est levé.
Lassé d’attendre, Jacob se résout à descendre. Il se rend au village et se renseigne :
– Y a-t-il quelqu’un, un promeneur ou un alpiniste qui ne serait pas rentré d’une randonnée ?
On lui répond que personne ne manque et de plus le soi-disant cri qu’il croit avoir entendu provient d’un couloir de lave où personne jamais n’ose s’aventurer.
Jacob insiste :
– N’y a-t-il personne qui connaît la montagne et qui serait disposé à l’accompagner ?
Personne ne bouge et Jacob retourne seul à son chalet. Pourtant le sentiment qui l’étreint est si impérieux qu’il a l’impression que c’est Dieu lui-même qui le pousse vers la montagne. Aussi le voilà reparti. Suivant le même chemin qu’il a emprunté le matin même, il grimpe jusqu’à l’endroit où il a entendu le cri. Là, il s’immobilise encore et tend l’oreille. Mais rien, rien que le silence de la montagne…Il s’engage alors dans le couloir de lave, au milieu des pierres tranchantes et des rochers qui lui barrent le passage. Il avance en zigzag vers l’inconnu. Au bout d’un long moment il s’arrête pour reprendre son souffle. Il lève alors les yeux vers le versant abrupt. Il sursaute en apercevant tout là-haut à la limite de la neige, quelque chose de bleu qui bouge légèrement. Il ne peut en douter, c’est un être humain. A la force de ses pieds et de ses mains il se hisse vers la petite tâche bleue. Après bien des efforts, le voilà à genoux auprès d’un Japonais blessé qui est à bout de fatigue. Celui-ci le regarde de ses yeux bridés pleins d’une immense reconnaissance.
D’une voix presque mourante l’inconnu murmure :
– C’est toi, un étranger qui vient me sauver !
Alors dans un souffle Il raconte qu’il est venu de Tokyo, il y a trois jours, pour entreprendre l’escalade du Fugi San. Lors de la descente il a perdu l’équilibre et s’est fracturé la jambe. Il a essayé de survivre, s’abritant du froid dans sa petite tente bleue. Il a bien tenté aussi de descendre sur le dos malgré sa jambe brisée. Combien de fois n’a-t-il pas crié, appelé pour avoir de l’aide sans autre réponse que l’écho de sa propre voix renvoyé par la montagne. A bout de force et de courage il a compris qu’il allait mourir. Dans son désespoir il s’est mis à penser à Dieu. Lorsqu’il n’était qu’un enfant, on lui a parlé du Dieu des chrétiens, et c’est ce Dieu qu’il a alors prié :
– O Dieu, si tu existes, envoie quelqu’un pour me sauver avant qu’il ne soit trop tard.
L’homme ferme les yeux ; Jacob se tait.
Alors commence un périlleux et difficile sauvetage. Le plus délicatement possible, Jacob charge le blessé sur son dos et entame la descente. Malgré toutes les précautions qu’il prend, les secousses du chemin arrachent au Japonais des gémissements de douleur. Mais si celui-ci souffre le martyr, Jacob lui, est bientôt à bout de forces. Arrivera-t-il jusqu’au chalet ? Quel soulagement lorsqu’il aperçoit en contre-bas le toit de sa petite habitation !
Après avoir étendu son fardeau sur un lit, Jacob se rue sur le téléphone pour appeler des secours. Bientôt une ambulance conduit en urgence l’accidenté jusqu’à l’hôpital. Tant que dure son hospitalisation, Jacob visite quotidiennement le blessé. En parlant ensemble, le Japonais réalise que le Dieu qui lui a répondu et l’a sauvé lorsqu’il était en train de mourir là-bas au milieu des rochers, ce même Dieu veut aussi sauver son âme. S’il a envoyé Jacob le secourir dans la montagne, ce même Dieu a envoyé son fils Jésus Christ dans le monde pour sauver de la mort éternelle tous ceux qui se confient en lui.

« Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. »
Évangile de Jean chapitre 3 v. 16

« Cette parole est certaine et digne d’être pleinement reçue : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ».
1ère épître à Timothée chapitre 1 v. 15

 

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