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Une sacoche noire

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Joe entend par la porte entre-ouverte : « Et dans la sacoche noire, je mets toujours mon plus grand trésor ! »

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Le texte que tu entendras est à peu près celui-ci:

Une sacoche noire

Joe Tarlay est de retour

– Je vous le dis, Mme Michu, à partir de maintenant vous avez intérêt à tout mettre sous clé, ne laissez rien traîner ! Ah ! vous ne connaissez pas la nouvelle ? Joe Tarlay, ce vaurien, il sort de prison aujourd’hui. Je crains qu’il ne revienne au pays… Vous savez, c’est un terrible voleur !
Mme Jimisson entend cette conversation au marché alors qu’elle est en train d’acheter des légumes pour sa soupe. Mme Jimisson connaît l’amour de Jésus et lorsqu’elle rentre chez elle avec ses courses, elle pense à Joe Tarlay : « Pauvre homme ! » se dit-elle ; « il lui manque certainement l’essentiel ! »

Au service de Mme Jimisson

Quelques jours passent et voilà qu’un beau matin, on sonne à la porte de la maison de Mme Jimisson. Elle ouvre et se trouve face à quelqu’un qu’elle reconnaît tout de suite pour avoir vu sa photo dans le journal.
– Vous êtes Joe Tarlay, n’est-ce pas ?
– Oui, madame, et je cherche du travail ; n’auriez-vous pas besoin d’un jardinier ? Je travaille bien et pas cher.
Mme Jimisson hésite. La conversation du marché lui revient à l’esprit. Mais quelque chose lui dit qu’il ne faut pas le renvoyer, qu’il faut essayer.
– D’accord, si vous vous occupez de mon jardin c’est 7 € de l’heure ; ça va ?
Joe travaille. Il taille, désherbe, ratisse avec application.

Un trésor dans la sacoche

Or un jour, alors qu’il est occupé au jardin, une splendide voiture s’arrête devant la maison de Mme Jimisson.
– Joe, voulez-vous bien monter les bagages au 1er étage ; c’est mon frère et ma belle-sœur qui viennent en séjour chez moi.
Joe empoigne les valises et attrape une sacoche noire qu’il coince sous son bras. Il grimpe l’escalier, pose les valises dans une chambre du 1er et met la sacoche noire sur la table. Mais alors qu’il descend l’escalier, il entend le frère de Mme Jimisson déclarer :
– … dans la sacoche noire, je mets toujours mon plus grand trésor.
Joe en a assez entendu. Et quand il se retrouve dans le jardin à arracher des mauvaises herbes, il ne peut détacher ses pensées de la fameuse sacoche noire qui contient un trésor.

La sacoche disparaît

Depuis ce jour, Joe n’est plus le même. Il guette, observe, épie tout ce qui se passe chez Mme Jimisson, cherchant une bonne occasion.
Or un jour Mme Jimisson et ses invités montent dans la belle voiture garée devant la maison.
– Joe, nous partons pour toute l’après-midi ; nous ne rentrerons certainement pas avant la nuit.
Lorsque la voiture a disparu au bout de la rue, Joe fait le tour de la maison en observant minutieusement chaque ouverture. La porte et les fenêtres du bas sont toutes bien fermées, mais… tiens, tiens, on dirait qu’une des fenêtres du haut est restée entrebâillée. Joe n’hésite pas ; Il trouve dans la remise une vieille échelle qu’il appuie contre la façade juste au-dessous de la fenêtre entrouverte. Il lui faut faire vite avant d’être aperçu depuis la rue. Il grimpe, pousse le montant de la fenêtre qui s’ouvre et se retrouve à l’intérieur. Il a vite fait de trouver la chambre des invités ; la sacoche noire est bien là, sur la table de nuit. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, Joe s’en saisit, la cache sous son pull-over, redescend dans le jardin et s’enfuit à toutes jambes.

Déception et honte

Joe cherche un endroit tranquille, à l’abri des regards pour découvrir son butin. Mais quelle déception lorsqu’il ouvre la fameuse sacoche, de n’y trouver qu’un livre usagé. Il le feuillette, espérant trouver de l’argent dans ses pages… Rien ! Déçu, il se met à lire : « le christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont moi je suis le premier. »

Joe est saisi par ce qu’il vient de lire. Il ne sait d’ailleurs plus très bien s’il a lu « pécheur » ou « voleur » mais finalement c’est un peu pareil. Un sentiment de honte l’envahit. Maintenant ce livre lui fait peur et pourtant attiré comme par un aimant il se remet à lire : « notre Dieu sauveur,… veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité ; » Est-ce possible…serait-ce même pour lui, Joe, le voleur ?… Il lit encore : « [l’]homme Christ Jésus, .. s’est donné lui-même en rançon pour tous. »

De la lumière dans le salon

La nuit est tombée depuis longtemps quand Mme Jimisson, son frère et sa belle-sœur regagnent la maison. Lorsqu’ils arrivent devant la porte d’entrée, Mme Jimisson sursaute :
– Mais Joe, que faites-vous là à pareille heure ? Vous m’avez presque effrayée !
Joe avoue alors ce qu’il a fait et, tête baissée, il tend la sacoche noire à son propriétaire. On l’a alors fait entrer ; on l’a fait asseoir et là dans le salon de Mme Jimisson, Joe reçoit dans son cœur de voleur, la certitude que Dieu lui a tout pardonné parce que sur la croix, Jésus a été puni à sa place.

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