Histoires audios

Pépita

/


 

 

 

L’artiste a d’autres projets en tête. Il souhaite peindre, entre autre, le tableau d’une danseuse espagnole…
Or voilà qu’un jour, alors qu’il flâne aux abords d’un camp de gitans, il aperçoit une jeune fille qui peut avoir une quinzaine d’années en train de danser au milieu d’une clairière.
Quelques jours plus tard, Pépita se présente à l’atelier de Domenico.
Celui-ci lui fait prendre la position dans laquelle il souhaite la peindre.
– Tourne-toi plus à droite et regarde le tableau qui est posé contre le mur.
Or le tableau posé contre le mur est justement le Christ crucifié…
Le silence se fait… Mais au bout d’un moment elle ne peut s’empêcher de demander : …
– Mais pourquoi l’a-t-on cloué sur une croix alors qu’il n’avait fait que du bien ?…


Cette histoire est à écouter ! Active le son, tourne le volume et démarre l’histoire en cliquant sur le lecteur ci-dessus.

Le texte que tu entendras est à peu près celui-ci:

Pépita

– 40 écus pour mon tableau du Christ en croix ? … non, Mr le curé, ce que vous m’offrez n’est pas suffisant. J’ai passé trop de temps pour peindre cette scène de la crucifixion et je ne veux pas la solder.
– Comme vous voudrez, mais réfléchissez encore ! ajoute le curé en quittant l’atelier de Domenico, le peintre.

L’artiste a d’autres projets en tête. Il souhaite peindre, entre autre, le tableau d’une danseuse espagnole.
Or voilà qu’un jour, alors qu’il flâne aux abords d’un camp de gitans, il aperçoit une jeune fille qui peut avoir une quinzaine d’années en train de danser au milieu d’une clairière. Sa longue chevelure d’un noir d’ébène vole au vent au gré des mouvements de la danse.
Domenico s’approche. Quel magnifique tableau elle ferait ! murmure-t-il, tout en l’observant de son regard d’artiste.
La danse terminée, il s’approche encore :
– Comment t’appelles-tu ?
– Pépita, répond la jeune fille un peu effarouchée
– Je suis peintre ; peux-tu demander à tes parents de te laisser venir dans mon atelier ; tu me servirais de modèle et je te donnerais des sous ?

Quelques jours plus tard, Pépita se présente à l’atelier de Domenico.
Celui-ci lui fait prendre la position dans laquelle il souhaite la peindre.
– Tourne-toi plus à droite et regarde le tableau qui est posé contre le mur.
Or le tableau posé contre le mur est justement le Christ crucifié que Domenico a refusé de vendre au curé.
Le silence se fait. On n’entend que le crayon de l’artiste ébaucher la silhouette de la jeune gitane. Sans bouger celle-ci fixe le tableau de la crucifixion. Mais au bout d’un moment elle ne peut s’empêcher de demander :
– Comment s’appelle celui qui est au milieu ?
– C’est le Christ répond distraitement Dominico, sans lever le nez, et tout en continuant à dessiner.
Mais après quelques minutes de silence Pépita reprend :
– Mais qu’est-ce qu’on lui fait ?
– On le cloue sur une croix, répond le peintre toujours absorbé par son travail.
– C’était donc un très méchant homme… ?
– Non, répond l’artiste, il n’avait fait que du bien… Mais si tu me parles tout le temps je ne peux pas me concentrer ; garde bien la position, c’est tout ce que je te demande.
Pépita n’ose plus questionner le peintre même si une multitude de questions se pressent dans son esprit et dans son cœur.

Enfin la séance se termine.
– Au revoir, Pépita ! N’oublie pas la prochaine séance… mercredi prochain.

Le mercredi suivant, lorsque Pépita arrive, elle se dirige directement vers le tableau du Christ crucifié.
– Mais pourquoi l’a-t-on cloué sur une croix alors qu’il n’avait fait que du bien ?
Domenico sait que la jeune gitane ne lui laissera pas de répit tant qu’il n’aura pas répondu à ses questions.
– Écoute, Pépita je vais te raconter l’histoire de Jésus, comme cela après tu me laisseras tranquille et je pourrai travailler en paix.
À la jeune fille bouleversée, il parle alors, de la vie de Jésus, puis de son arrestation et enfin de sa crucifixion. Domenico raconte cela sans émotion ; c’est une vieille histoire qui le laisse totalement indifférent.
– Allez ! Maintenant en place, Pépita que je puisse continuer mon tableau.
Pendant toute la séance, la jeune gitane reste silencieuse, mais l’intensité du regard qu’elle fixe sur la scène de la crucifixion en dit long sur les pensées qui se pressent dans son cœur.
La séance terminée, elle prend congé du peintre et dit simplement :
– Vous devez beaucoup l’aimer, ce Jésus puisqu’il a souffert tout cela pour vous.
L’artiste sursaute ; non, il n’avait jamais pensé à cela.

Les mois ont passé.
Le tableau de la danseuse espagnole est fini depuis longtemps sans que Domenico ait pu se débarrasser de la remarque de la jeune gitane.
– Vous devez beaucoup l’aimer, ce Jésus puisqu’il a souffert tout cela pour vous.
Enfin un jour un chrétien explique à Domenico que si lui, n’avait éprouvé jusque là qu’une froide indifférence vis-à-vis de Jésus, au contraire Jésus Christ l’avait aimé jusqu’à se laisser crucifier pour le délivrer de tout ce qu’il avait fait de mal.
L’amour de Jésus touche alors la peintre jusqu’au plus profond de lui-même et c’est le cœur brûlant de reconnaissance que Domenico reprend ses pinceaux. Il veut désormais que sa peinture soit un message pour que d’autres apprennent à connaître l’amour du Sauveur.
Il peint alors plusieurs tableaux qui sont présentés avec la scène de la crucifixion lors d’une exposition dans la ville où il habite. Souvent le peintre se rend à l’exposition pour guetter les réactions des visiteurs. Or un jour il remarque quelqu’un immobile devant la scène de la croix. Il s’approche :
– Pépita !
La jeune fille tourne alors vers lui un visage baigné de larmes.
– Oh ! dit-elle en désignant le tableau, s’il avait pu aimer une gitane comme moi…
– Mais, Pépita ! Il est mort aussi pour toi.
Ce soir-là, jusqu’à ce que l’exposition ferme ses portes, le peintre parle à la jeune gitane de l’amour de Jésus pour quiconque vient à lui.
Et lorsque la jeune fille quitte le peintre pour rejoindre les siens, elle sait que c’est aussi pour elle que Jésus est mort sur la croix.

Cette parole est certaine et digne d’être pleinement reçue : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs.
1 Timothée 1 verset 15

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>