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Le signe de croix

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Dans cette contrée on parle peu et on observe beaucoup, Arlette a écarté le rideau de la fenêtre de sa cuisine pour voir ce qui se passe dans la ferme des voisins. On décharge un camion de déménagement garé dans la cour.
Dévorée de curiosité, Arlette attend déjà depuis longtemps l’arrivée de leurs nouveaux voisins. A force de laisser traîner ses oreilles, elle a appris que ses nouveaux voisins sont des gens…
 
 
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Le signe de croix

Dans cette contrée on parle peu et on observe beaucoup, Arlette a écarté le rideau de la fenêtre de sa cuisine pour voir ce qui se passe dans la ferme des voisins. On décharge un camion de déménagement garé dans la cour.
Dévorée de curiosité, Arlette attend déjà depuis longtemps l’arrivée de leurs nouveaux voisins. A force de laisser traîner ses oreilles, elle a appris que ses nouveaux voisins sont des gens très religieux.
Pour Arlette et Georgi son mari, la religion se résume à très peu de choses. C’est vrai que Georgi ne s’assied jamais à table pour le repas sans avoir fait, au préalable, un signe de croix. Oh, il fait cela par habitude, un peu comme on enlève son manteau ou qu’on éteint la lumière.

Quelques jours après, Arlette sursaute en entendant sonner à sa porte. En ouvrant, elle se trouve face à une dame qui ne lui est pas tout à fait inconnue. En effet à force d’écarter le rideau pour voir ce qui se passe à côté, Arlette a repéré la nouvelle maîtresse de la maison voisine. Et c’est bien elle qui se tient devant sa porte.
– Je suis votre nouvelle voisine et je suis venue me présenter et faire un peu connaissance avec vous, dit celle-ci en lui tendant la main.
– Entrez donc, répond Arlette, vous prendrez bien quelque chose.
Pendant qu’Arlette sert le thé, la conversation roule sur des banalités jusqu’à ce que le silence s’installe entre les deux voisines.
Tout en tournant sa petite cuillère dans sa tasse, et pour rompre ce silence, Arlette s’adresse à sa visiteuse :
– On dit que vous êtes des gens… disons religieux…
Le visage de sa voisine s’éclaire :
– Religieux, non ! A vrai dire mon mari et moi, nous n’avons pas de religion, mais nous avons un Sauveur : Jésus Christ ! C’est lui qui nous a sauvés !
Arlette est déboussolée ; quoi, pas de religion ? Comme c’est étrange ! Elle rétorque les sourcils froncés :
– Mais vous allez bien à l’église le dimanche ?
– Non, pas à l’église mais nous nous réunissons avec d’autres chrétiens pour parler de Jésus Christ, notre Sauveur et notre Seigneur.
Cette fois Arlette est complètement désorientée. Elle avait classé ses voisins parmi les gens religieux et pratiquants et voilà qu’ils n’entraient dans aucune des catégories auxquelles Arlette est habituée !
– Mais, ajoute la voisine, on peut vous y emmener dimanche prochain, si cela vous dit.
Arlette ne répond rien ; mais sa voisine partie, elle prépare le repas du soir et attend le retour de son mari Georgi pour tout lui raconter.
Lorsque celui-ci arrive, il enlève son manteau et avant de s’asseoir à table, machinalement il fait un signe de croix. Tout en lui servant le repas, Arlette lui raconte la visite de la voisine et l’étrange conversation qu’elle a eue avec elle.
– Tu te rends compte, ils parlent de Dieu et pourtant ils n’ont pas de religion ! Au fait, ne voudrais-tu pas dimanche, aller voir où vont ces gens-là ? J’irai bien, moi, mais le dimanche tu sais que je suis bien trop occupée.
Georgi n’a pas l’habitude de s’opposer aux désirs de sa femme. Aussi le dimanche suivant, monte-t-il dans la voiture de ses voisins, pendant qu’Arlette les observent depuis la fenêtre de sa cuisine.

Vers midi, lorsque Georgi revient ; la soupe fume sur la table.
– Alors, lui demande Arlette curieuse, c’était comment ?
– À vrai dire, répond Georgi, je n’ai pas compris grand-chose de ce que ces gens ont dit à cette réunion. Mais je dois avouer que j’ai ressenti quelque chose qui est entré jusqu’au plus profond de moi-même.
Arlette sait que son mari n’est pas quelqu’un qui exprime facilement ses sentiments. Pourtant elle perçoit qu’en prononçant ces dernières paroles, Georgi est ému et que sa voix tremble un peu.
Comme d’habitude le lendemain, Georgi est parti travailler aux champs. Il est rentré pour midi et comme de coutume il s’est placé derrière sa chaise ; Arlette a attendu qu’il fasse le traditionnel signe de croix. Mais au lieu du geste habituel, Georgi a incliné la tête et s’est mis à prier d’une voix émue, suppliant Dieu de pardonner leurs péchés pour l’amour de son nom. Sa prière finie, mais tremblant encore d’émotion, Georgi s’est assis à sa place. Émue, elle aussi, Arlette interroge son mari du regard.
Oui, Georgi lui doit une explication.
Celui-ci se râcle la gorge avant d’expliquer :
– Tu sais, Arlette, ce quelque chose qui est rentré en moi à leur réunion, eh bien il ne m’a pas laissé tranquille de toute la matinée. J’ai bien essayé de travailler un peu ; mais jamais je n’avais réalisé combien je suis mauvais. C’était comme si le ciel pesait sur mes épaules et sur mon cœur. J’ai demandé pardon à Dieu, mais maintenant je ne sais que faire.
La Bible dit que :

« celui qui cherche trouve ».

Aussi dans la semaine qui a suivi, les voisins sont venus chez Georgi et Arlette. Ils ont lu ensemble plusieurs passages qui parlent de Jésus venu pour sauver les pécheurs. Depuis, chez Georgi et Arlette, plus de signe de croix mais des prières de remerciements montent de leurs cœurs vers Jésus Christ leur Sauveur et leur Seigneur.

« Cette parole est certaine et digne d’être pleinement reçue : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs. » 1 Timothée 1, 15

 
 
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