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Il ne tardera pas

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Comme chaque soir le souper achevé, Stéphanie appuie sa tête contre sa main et sombre dans ses pensées.
Pendant ce temps, son père ouvre la Bible de famille pour y lire un passage.
Non, Stéphanie n’écoute jamais la lecture. Ce soir, elle compte pour la quatrième fois les carreaux de la nappe.
Pendant ce temps son père poursuit sa lecture :
 
 

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Le texte que tu entendras est à peu près celui-ci :
 

Il ne tardera pas

Comme chaque soir le souper achevé, Stéphanie appuie sa tête contre sa main et sombre dans ses pensées.
Pendant ce temps, son père ouvre la Bible de famille pour y lire un passage.
Non, Stéphanie n’écoute jamais la lecture. Ce soir, elle compte pour la quatrième fois les carreaux de la nappe.
Pendant ce temps son père poursuit sa lecture :

« Car si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, de même aussi, avec lui, Dieu amènera ceux qui se sont endormis par Jésus. »

Son petit frère Benoît n’a pas l’air d’être beaucoup plus attentif qu’elle. Quant à sa petite sœur Christine, elle joue avec les quelques miettes qui traînent sur la table près de son assiette.
La voix de papa poursuit :

« puis nous, les vivants qui restons, nous serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. »

Papa donne quelquefois une courte explication de ce qu’il a lu. Mais ce soir, il s’est contenté d’ajouter un autre verset de la Parole de Dieu :

« Car encore très-peu de temps, «et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas. » (Hébreux 10 : 37)

Voilà la lecture terminée. Chacun s’en va à ses occupations.
Stéphanie finit par aller se coucher dans la chambre qu’elle partage avec Benoît.
Bonsoir ! On ferme les volets et bientôt l’obscurité se fait dans la chambre.
Quelques instants après, on n’entend plus que le tic-tac de la pendule et la respiration régulière des deux enfants.
Soudain, Stéphanie se réveille brusquement. Elle s’assied dans son lit.
Il fait grand jour dehors. La lumière filtre à travers les volets clos. Mais pourquoi sont-ils encore fermés ?
Elle jette un coup d’œil à la pendule : 8h30 ! Comme c’est étrange ! Benoît continue tranquillement de dormir. Mais pourquoi ne nous a-t-on pas réveillés ; nous devrions être debout depuis longtemps pour aller à l’école.
Réveille-toi, Benoît, il est tard, tu sais !
Benoît bâille deux fois. Son regard se pose tour à tour sur la pendule et sur la lumière à travers les volets… Mais que se passe-t-il ? demande-t-il.
Sortant pieds nus de leur chambre, les deux enfants s’aventurent dans le couloir. Le silence impressionnant les saisit.
Sans rien dire ils courent tous les deux vers la chambre de leurs parents. Pas la peine de frapper ; la porte est ouverte ; les lits sont défaits… mais pas de parents….
Benoît regarde sa sœur. L’angoisse leur serre la gorge à tous les deux.
« Tu crois qu’il est revenu ? » demande-t-il dans un souffle à sa sœur. Stéphanie ne répond pas. La phrase de la lecture l’assaille : « Il ne tardera pas. »
Allons voir dans la chambre de Christine.
Là, même spectacle : le lit est défait… mais pas de Christine…. Quelque chose d’important est arrivé, c’est sûr !
Stéphanie se redresse. Elle est la plus grande, aussi se sent-elle responsable de prendre une décision :
« Écoute Benoît, dit-elle d’une voix qu’elle essaie de rendre assurée, il est arrivé quelque chose… Habillons-nous et allons voir dehors. Nous verrons bien si… Elle n’ose terminer sa phrase…
« …si le Seigneur est revenu » complète Benoît les larmes aux yeux.
Il leur faut peu de temps pour enfiler des habits et les voilà dans la rue.
L’air frais leur fait du bien. L’animation, le va-et-vient des voitures leur réchauffe le cœur.
Là-bas autour du café du commerce règne une ambiance tout à fait habituelle
« Reste ici Benoît, je vais me renseigner à l’intérieur » dit Stéphanie en poussant la porte.
Au milieu de la fumée, des conversations et des cliquetis de verres, elle s’adresse à la serveuse :
« Madame, ne savez-vous pas où sont mes parents ? »
« Tes parents, mais je ne les connais même pas ! »
Stéphanie retrouve Benoît sur le trottoir.
« Viens, allons jusqu’à la boulangerie ; la boulangère connaît bien maman, elle. »
Mais pourquoi la vitrine est-elle éteinte ?
Un monsieur secoue la porte de mauvaise humeur : « Ils dorment encore là-dedans… ! »
Cette fois Stéphanie a vraiment peur.
Allons voir Mr Pierre. Il saura peut-être quelque chose.
Le fauteuil roulant de Mr Pierre est bien là mais… pas de Mr Pierre.
« Vite, Benoît, à l’épicerie ! On finira bien par trouver quelqu’un pour nous renseigner !
– Celle de la place où celle qui est en bas du village ? » questionne Benoît.
Stéphanie préfèrerait celle qui est en bas du village mais celle de la place est tellement plus près ! C’est vrai qu’elle n’aime pas tellement l’épicière, surtout qu’elle ne rend pas toujours correctement la monnaie.
« Rentrez chez vous ! conseille celle-ci ; vos parents se sont peut-être absentés quelques instants. »
« Allez, viens Benoît, papa et maman sont sans doute rentrés »
C’est en courant que les deux enfants regagnent leur logis.
Mais là toujours le même silence.
Immobiles au milieu de la cuisine sombre et déserte, les deux enfants se regardent silencieusement.
Benoît fond en larmes :
« Jésus est venu et il nous a laissés. »
Alors Stéphanie aussi se met à pleurer. Une seule phrase sort de sa gorge serrée :
« Trop tard, trop tard ! nous sommes perdus ! »

Elle ouvre les yeux. Sa maman, en robe de chambre est là penchée sur elle.
« Pourquoi cries-tu comme cela ? dit-elle doucement ; tu vas réveiller Benoît !
« O maman, je ne veux pas !… dit-elle en serrant sa mère de toute la force de ses bras.
– Mais qu’est-ce que tu ne veux pas ? demande maman.
Alors, tremblant de tout son corps, Stéphanie raconte à sa maman l’horrible cauchemar qu’elle vient de faire.
Mais sa maman, assise sur son lit devient sérieuse :
« Mais sais-tu, Stéphanie que ce que tu as rêvé, arrivera une fois ? Jésus viendra, il ne tardera pas. Si tu es prête, il te prendra aussi pour être toujours avec lui. Ne veux-tu pas qu’il devienne ton Sauveur ?
Oh si Stéphanie le désire !
Alors elle se met à genoux à côté de sa mère, pour demander au Seigneur Jésus de lui pardonner ses péchés et d’entrer dans son cœur.
C’est une Stéphanie paisible qui s’endort jusqu’au lendemain, se confiant en Celui qui dit :

« Celui qui vient à moi, je ne mettrai point dehors. » évangile selon Jean chapitre 6 verset 37

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