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Dieu l’a-t-il aussi abandonné ?

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Tous les jours suivants, pendant deux semaines, Virginie retourne chez le vieux Fred. Mais rien n’y fait ; ni ses paroles douces, ni les soins dont elle entoure le malade, ni même la nourriture qu’elle lui apporte ne réussissent à faire taire les jurons et les paroles désagréables du vieil homme. Il ne manifeste même pas la reconnaissance d’un chien.

Un jour de retour d’une de ses visites, découragée, Virginie se dit qu’elle n’ira plus. Et le soir, au moment de mettre ses enfants au lit, elle prie avec eux mais sans mentionner le vieux Fred.

À peine la prière finie, sa fille Maya lui dit :

– Maman, tu n’as pas prié pour le monsieur malade.

– C’est vrai, répond Virginie en soupirant.

– Mais, maman, reprend Maya, l’as-tu abandonné ?

Sans regarder sa fille, Virginie balbutie :

– Je crois bien que oui.

– Mais, reprend Maya, Dieu l’a-t-il aussi abandonné ?

 


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Le texte que tu entendras est à peu près celui-ci:

Dieu l’a-t-il aussi abandonné ?

Sur la place du village un groupe de personnes discutent ensemble.

– Paraît que le vieux Fred est malade !

– Oui, mais ne comptez pas sur moi pour aller le voir !

– Moi non plus, je ne veux pas y aller ; pour se faire mal recevoir, ce n’est pas la peine.

Virginie s’avance et objecte :

– Mais peut-être a-t-il besoin d’aide ! Il est seul au monde, cet homme !

– Eh bien, allez-y donc vous-même, si le cœur vous en dit ! Nous, on ne tient pas à se faire insulter.

En rentrant chez elle, Virginie pense au vieux Fred. C’est vrai que c’est un homme désagréable que tout le village évite. Toujours de mauvaise humeur, il ne sait que dire des choses déplaisantes en les accompagnant de jurons. Elle repense à ces paroles :

– Allez-y donc vous-même !

Quelques jours plus tard, après avoir mis ses enfants à l’école, Virginie rassemble quelques affaires avec de la nourriture et, prenant son courage à deux mains,se dirige vers la pauvre maison qu’habite le vieux Fred.

Le cœur battant, elle pousse la porte. Elle pénètre alors dans la pénombre d’une pièce sale et en désordre. Tout au fond, elle aperçoit le malade, couché et tremblant de fièvre.

– Je… je suis venue voir si vous aviez besoin de quelque chose, dit-elle en s’avançant timidement.

– Allez-vous en ! Je n’ai besoin de rien ni de personne, répond le malade en jurant.

Virginie fait comme si elle n’avait rien entendu.

Elle pose ce qu’elle a apporté sur la table et met un peu d’ordre dans la pièce sans prendre garde aux paroles désagréables du vieux Fred.

– De quoi vous mêlez-vous ? Je vous ai déjà dit de partir et de me ficher la paix.

Virginie essaie bien de lui parler gentiment… peine perdue, toutes ses paroles ne provoquent qu’un flot de méchancetés et de jurons.

Elle sort de la maison très découragée.

Ce soir, comme d’habitude, avant de mettre ses enfants au lit, elle prie avec eux ; elle parle alors à Dieu du vieux Fred qui a tant besoin d’apprendre à connaître Jésus.

Tous les jours suivants, pendant deux semaines, Virginie retourne chez le vieux Fred. Mais rien n’y fait ; ni ses paroles douces, ni les soins dont elle entoure le malade, ni même la nourriture qu’elle lui apporte ne réussissent à faire taire les jurons et les paroles désagréables du vieil homme. Il ne manifeste même pas la reconnaissance d’un chien.

Un jour de retour d’une de ses visites, découragée, Virginie se dit qu’elle n’ira plus. Et le soir, au moment de mettre ses enfants au lit, elle prie avec eux mais sans mentionner le vieux Fred.

À peine la prière finie, sa fille Maya lui dit :

– Maman, tu n’as pas prié pour le monsieur malade.

– C’est vrai, répond Virginie en soupirant.

– Mais, maman, reprend Maya, l’as-tu abandonné ?

Sans regarder sa fille, Virginie balbutie :

– Je crois bien que oui.

– Mais, reprend Maya, Dieu l’a-t-il aussi abandonné ?

Cette nuit-là, Virginie ne trouve pas le sommeil. La question de Maya la poursuit : « Dieu l’a-t-il aussi abandonné ? »

Virginie se lève alors. Au pied de son lit, elle prie pour le vieil homme. Elle se rend compte alors que jusqu’à présent, elle s’est occupée de lui sans la moindre foi et presque sans amour.

– Donne-moi de comprendre la valeur d’une âme, demande-t-elle alors au Seigneur Jésus du fond de son cœur.

Virginie se recouche apaisée. Avant de s’endormir, elle murmure : « Demain j’y retourne. »

Mais le lendemain les choses se présentent mal. Ses enfants n’ont pas école. Elle ne peut tout de même pas laisser ses deux enfants tout seuls à la maison pour aller visiter le vieux Fred !

Faut-il vraiment y aller aujourd’hui ? se demande Virginie. Mais quelque chose en elle, lui dit d’y aller et d’y aller le jour même.

Accompagnée de ses deux enfants, elle arrive à la maison du vieillard.

– Attendez-moi dehors, dit-elle, je n’en ai pas pour longtemps, et surtout soyez sages !

Comme d’habitude le vieil homme l’accueille par une bordée de jurons. Virginie commence à disposer sur la table ce qu’elle a apporté.

Mais à ce moment on entend dehors le rire clair et joyeux de la petite Maya.

Le vieux Fred se redresse :

– Qu’est-ce que c’est ?

– C’est ma petite fille qui m’attend dehors, répond Virginie.

– Ne pourrait-elle pas entrer ? demande alors Fred d’une voix toute changée.

Virginie ouvre la porte et appelle :

– Maya, Maya, viens voir le malade !

Un peu effarouchée Maya s’approche du lit. Elle a cueilli quelques fleurs sauvages dans l’herbe dehors et elle les fourre dans les rudes mains du malade.

– Tiens, dit-elle, c’est pour toi

Sur les joues du vieillard coule maintenant une larme.

– J’avais moi aussi une petite fille, dit-il de sa voix roque. Elle est morte à peu près à l’âge de la vôtre. J’aurai peut-être été différent si elle avait vécu.

Virginie s’approche du malade. Elle sait qu’elle a maintenant la clé de ce cœur dur. S’asseyant à son chevet, elle lui dit doucement :

– Jésus le Sauveur aimait votre petite fille encore plus que vous. Il l’a recueillie pour en prendre soin. Ne voudriez-vous pas apprendre à le connaître ? Elle lui parle alors de l’amour de Jésus Christ, de sa mort sur la croix, et de son désir de recueillir dans son ciel tous ceux qui mettent leur confiance en lui.

Depuis ce jour-là, plus de jurons, ni de paroles méchantes.

Les visites de Virginie sont devenues paisibles. Chaque fois elle lui parle de l’amour de Jésus, de sa grâce et de son pardon. Peu à peu, l’amour de Jésus pénètre le cœur de Fred, resté trop longtemps vide et sec. Non, Dieu ne l’a pas abandonné !

Désormais c’est le vieillard lui-même qui parle de Jésus, il aime à dire :

– Jésus ! C’est l’homme qui est mort pour moi !

Dieu met en évidence son amour à lui envers nous en ceci : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous.
Épître aux Romains chapitre 5 v 8

  1. Merci beaucoup pour ce site très apprécié de nos enfants. Ils demandent très souvent s’il y a une nouvelle histoire à écouter !! Comme ils connaissent les histoires de “vielles histoire pour jeunes oreilles” ils aiment beaucoup en écouter de nouvelles. Les bandes dessinées sont aussi super ! Que le Seigneur bénisse beaucoup ce travail et aussi tous ceux qui y participent.
    Affectueuses salutations en Lui,
    Rachel

  2. Super, Benjamin
    Mes petits enfants aiment beaucoup ces Histoires. Elles font couler des larmes d’émotions.
    Que Dieu bénisse abondamment ce travail.

    Paul

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