Histoires audios

Deux sous

/

L’hiver paralyse la contrée. La neige est si épaisse que Franck, le bûcheron ne peut absolument pas travailler en forêt. Comme il ne gagne aucun argent la misère s’installe dans sa maison. Ce soir sa femme a servi à ses 8 enfants les dernières pommes de terre. Toute la famille aurait bien mangé davantage mais il n’y plus aucune provision dans toute la maison.
– Si Dieu ne nous vient pas en aide, murmure Franck, nous mourrons tous de faim.

Cette histoire est à écouter ! Active le son, tourne le volume et démarre l’histoire en cliquant sur le lecteur ci-dessus.

Le texte que tu entendras est à peu près celui-ci :

Deux sous

L’hiver paralyse la contrée. La neige est si épaisse que Franck, le bûcheron ne peut absolument pas travailler en forêt. Comme il ne gagne aucun argent la misère s’installe dans sa maison. Ce soir sa femme a servi à ses 8 enfants les dernières pommes de terre. Toute la famille aurait bien mangé davantage mais il n’y plus aucune provision dans toute la maison.
– Si Dieu ne nous vient pas en aide, murmure Franck, nous mourrons tous de faim.
S’arrachant à cette terrible situation, Franck prend son chapeau et sort dans la nuit glaciale qui vient de tomber.
A plusieurs reprises il s’arrête ; une terrible tentation l’assaille : se laisser tomber dans la neige, oublier à jamais sa misère. Mais non ! La vision de sa femme et de ses enfants le fait avancer malgré tout dans la nuit. Il s’approche du village.
– O Dieu, aide-moi !
Il se souvient alors de la prière que sa maman lui faisait répéter autrefois :
– « Notre Père qui est aux cieux… donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien. »
Il lève la tête. Y a-t-il au-delà des étoiles qui s’allument une à une dans le ciel, un Dieu qui entend sa prière et qui prendra soin de lui ?
Le voilà devant la première maison. Chapeau bas, il rassemble tout son courage pour frapper à la porte.
La maîtresse de maison ouvre, le dévisage, et avant qu’il ait pu dire le moindre mot, elle referme la porte.
– « Que ces mendiants sont ennuyeux ! soupire-t-elle. Ils ne se rendent même pas compte que le vent froid et la neige pénètrent dans la maison quand on ouvre la porte. »
Elle retourne s’installer près de son poêle bien chaud. Mais sa conscience ne la laisse pas tranquille ; un verset de la Bible l’assaille : « Donne à qui te demande… » Elle essaye bien de fermer la porte de son cœur comme elle vient de fermer la porte de sa maison, mais la parole de la Bible revient inlassablement à la charge.
Franck, lui, s’éloigne dans la nuit, quand tout à coup on l’appelle. La femme qui lui a fermé la porte au nez le rejoint :
– Tenez, dit-elle, voilà 2 sous, et que Dieu vous aide.
2 sous, c’est bien peu pour empêcher une famille entière de mourir de faim, mais ces 2 sous qu’il serre dans sa main comme un trésor, sont pour lui la preuve que Dieu ne l’a pas abandonné.
– O Dieu, montre-moi comment utiliser ces 2 sous.
A peine cette prière a-t-elle jailli de son cœur, que Franck entend dans la nuit :
– Allumettes ! Allumettes ! Qui veut acheter des allumettes ?
Un marchand passe, des portes s’ouvrent ; des ménagères achètent des allumettes contre quelques sous. Franck s’arrête.
– Mais ce que fait ce marchand, je peux le faire aussi, murmure-t-il.
Il se dirige alors vers un petit magasin où il échange ses 2 sous contre un morceau de soufre. Il oublie sa faim. Rentré chez lui, sa femme fait bouillir le soufre dans une marmite pendant que Franck taille des brindilles à l’aide d’une petite hache. Les enfants aident à tremper l’extrémité des allumettes dans le soufre brûlant. On fait des paquets de 50 et voilà Franck de nouveau parti vendre ses allumettes.
La lune s’est levée.
– Allumettes ! Allumettes ! Qui veut de bonnes allumettes ?
Ce n’est que lorsqu’il a vendu son dernier paquet que le bûcheron se dirige vers l’épicerie du village pour en revenir avec du pain et des provisions qu’il dépose chez lui sur la table devant les siens.
Mais avant que chacun prenne sa part de nourriture, Franck fait monter devant toute sa famille réunie, une ardente prière de reconnaissance vers ce Dieu qui a pris si magnifiquement soin de toute sa famille.

« Cet affligé a crié ; et l’Éternel l’a entendu, et l’a sauvé de toutes ses détresses. » (Psaume 34 : 6)

Télécharger le fichier MP3

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>