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Départ pour la guerre

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Sur l’un des quais du port de Toulon, beaucoup de jeunes soldats attendent avant de s’embarquer. Ils partent tous pour la guerre. Par petits groupes, leur paquetage posé à leurs pieds, ils discutent entre eux de choses et d’autres, cachant le mieux qu’ils peuvent leur anxiété devant ce qui les attend.
 
 

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Départ pour la guerre

Sur l’un des quais du port de Toulon, beaucoup de jeunes soldats attendent avant de s’embarquer. Ils partent tous pour la guerre. Par petits groupes, leur paquetage posé à leurs pieds, ils discutent entre eux de choses et d’autres, cachant le mieux qu’ils peuvent leur anxiété devant ce qui les attend.
Se faufilant entre les groupes, Francis, un croyant, leur propose des Nouveaux Testaments pour quelques sous. Beaucoup refusent, plus par peur de la réaction des autres que par manque d’intérêt.
Avant que Francis et ses Nouveaux Testaments arrivent au groupe où se tient Gérald, celui-ci chuchote à ses camarades :
– Je vous parie que j’arrive à avoir un de ses bouquins gratuitement.
Lorsque Francis aborde son groupe, Gérald fait comme s’il est très intéressé :
– Oh, monsieur, dit-il, je serai tellement heureux d’avoir un Nouveau Testament, mais hélas, je n’ai pas le moindre argent. Quel dommage, cela m’aurait fait si plaisir de l’avoir et de le lire !
Gérald prend la mine de quelqu’un de profondément triste.
Francis hésite ; il les paie bien, lui, les Nouveaux Testaments qu’il propose. Mais, à cause de quelques sous, a-t-il le droit d’empêcher ce jeune soldat de découvrir dans le Nouveau Testament le merveilleux amour de Jésus pour lui ?
Gérald insiste :
– Comme je regrette de ne pas pouvoir vous l’acheter…. mais tant pis pour moi, dit-il en feignant d’en être désolé.
Francis se décide :
– Eh bien, je vous en fais cadeau, dit-il en lui tendant un Nouveau Testament tout neuf.
Mais à peine Gérald l’a-t-il reçu qu’il part d’un grand éclat de rire. Et pour amuser encore davantage ses camarades qui rient à gorge déployée, il ajoute :
– Regardez à quoi il va me servir votre bouquin !
Ouvrant le livre, il en déchire une page, puis l’enflamme avec son briquet et déclare sous les rires des autres :
– Ça va être pratique pour allumer ma pipe !
Sans rien dire, Francis tourne les talons. Il s’en va tristement. Son cœur est lourd en pensant à ce soldat moqueur.

À peu près une année plus tard, bien loin du port de Toulon, Francis entre dans une auberge pour y passer la nuit. Francis ressent immédiatement dans l’établissement une ambiance lourde. Le patron de l’hôtel et son épouse ont tous les deux l’air profondément tristes.
Francis engage la conversation avec eux et apprend alors qu’ils viennent de perdre leur fils à la guerre.
– La seule chose qui nous console, ajoute la maman, c’est le dernier message qu’il nous a transmis. Il nous dit qu’il allait mourir mais qu’il était en paix parce que, grâce à un petit livre, il avait appris à connaître Jésus comme son sauveur.
– On nous a renvoyé ses affaires et même le petit livre confirme le papa.
– Est-ce que je pourrais voir ce petit livre ? demande Francis intéressé.
Lorsque l’aubergiste lui tend le Nouveau testament de son fils, Francis a une impression de déjà vu. La scène de Toulon surgit dans sa mémoire. Oui, ce petit livre il le connaît. Mais combien il est usé à force d’être feuilleté et pourquoi manque-t-il des pages ?
Il l’ouvre ; à l’intérieur, sur la page de garde, il lit les quelques lignes écrites de la main du soldat :
« Reçu ce livre sur le port de Toulon le 07 avril 1855. D’abord méprisé, mais ensuite lu et cru. Ce livre est devenu l’instrument de mon salut. »

« Jette ton pain sur la face des eaux, car tu le trouveras après bien des jours. » (Ecclésiaste 11 : 1)

« Ainsi sera ma parole qui sort de ma bouche : elle ne reviendra pas à moi sans effet, mais fera ce qui est mon plaisir, et accomplira ce pour quoi je l’ai envoyée. » (Ésaïe 55 : 11)

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