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Dans la jungle

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– J’en ai plus qu’assez, vous m’entendez ? Assez que vous me fassiez la morale, assez que vous me parliez de Jésus. D’ailleurs, votre Jésus, vous pouvez le mettre à ma place. Je m’en vais et vous ne me reverrez jamais…
 
 

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Le texte que tu entendras est à peu près celui-ci :
 

Dans la jungle

– J’en ai plus qu’assez, vous m’entendez ? Assez que vous me fassiez la morale, assez que vous me parliez de Jésus. D’ailleurs, votre Jésus, vous pouvez le mettre à ma place. Je m’en vais et vous ne me reverrez jamais.
Et de toute la force de sa rage, Carlos claque la porte de la maison de ses parents, laissant ceux-ci dans la plus profonde tristesse.

Plus tard, Carlos se promène le long du port. Ses projets sont aussi vastes que l’horizon tout au bout de cette mer qui scintille dans le soleil du matin.
Il s’arrête devant un bateau à quai qu’on est en train de charger. Il se renseigne ; le navire doit appareiller le lendemain pour les Indes.

– Capitaine, vous n’auriez pas besoin d’un matelot ? Je suis partant !

Ainsi, dès le lendemain, Carlos navigue vers le lointain, désireux de mettre le plus d’espace possible entre lui et ses parents avec leur Jésus dont il ne veut plus jamais entendre parler.

Sur le bateau, Carlos fait la connaissance d’un autre matelot : Peter, avec lequel il se lie d’amitié. Il admire Peter, si intelligent, si dynamique et avec des projets plein la tête.

Or un soir, après leur travail, les deux amis se retrouvent sur le pont, histoire de griller une cigarette et de parler un peu.
– Tu sais, Carlos, dit Peter, je n’ai pas l’intention de moisir longtemps sur cette coquille de noix. Je suis en train de monter une affaire qui promet de rapporter beaucoup : le commerce de l’ivoire, ça te dit quelque chose ?
Carlos ouvre de grands yeux ébahis.
– J’ai le projet de partir dans la jungle africaine, chasser l’éléphant…tu peux te joindre à moi si tu le désires… Il y a gros à gagner !

Quelques mois après, nous retrouvons les deux amis marchant dans la jungle africaine, quelque part vers le Zambèze. Ils sont accompagnés de porteurs africains.
Après quelques jours de marche, Peter avise une clairière et déclare :
– Nous pourrions établir notre campement ici.
Les porteurs déchargent leurs lourds colis. On fait du feu et chacun s’organise pour s’établir le plus confortablement possible.
– Reste ici, Carlos, dit Peter en mettant son fusil en bandoulière. Je vais à la chasse. Je ne serai pas absent longtemps….

Mais à midi, Peter n’est toujours pas rentré au camp. Carlos commence à s’inquiéter. Il l’attend toute l’après-midi, ne pouvant détacher ses yeux de l’endroit où Peter a disparu et par où il souhaite, plus que tout, le voir revenir. Quand le soir tombe, toujours pas de Peter. Les porteurs indigènes chuchotent. Carlos sent monter en lui une terrible angoisse. Il pense à la foi de ses parents… mais non, il a décidé de s’en sortir tout seul… aussi se raidit-il.

Le lendemain, toujours pas de Peter. Mais Carlos s’aperçoit en plus que tous les porteurs se sont enfuis. Superstitieux, ils ont pensé que la disparition de Peter annonçait un autre malheur auquel ils ont voulu échapper.

Carlos mesure alors sa tragique situation. Le voilà seul, dans une contrée inconnue, entouré de mille dangers qu’il devine derrière les fourrés et les arbres de la jungle qui l’entourent.
Il lève les yeux au ciel. Y a-t-il au-delà du bleu limpide, un Dieu qui peut l’aider. Mais non il a fermé son cœur ; il faut qu’il s’en sorte tout seul.
Mais que faire ? Partir à la recherche de Peter ?… Mais où le chercher ? Ne vaut-il pas mieux rester ici ? Mais attendre quoi ?…. Pendant qu’il est assis près du feu et qu’il échafaude des plans plus irréalisables l’un que l’autre, il ne sait pas que plusieurs paires d’yeux le guettent silencieusement.

Carlos n’a pas eu le temps de prendre son fusil. Des indigènes l’assaillent, lui attachent les mains et l’entraînent vers leur village. Carlos frissonne. Peter lui a dit que plusieurs tribus de la région sont cannibales.
– Vais-je terminer ma vie comme un vulgaire poulet ? se demande tristement Carlos.
Arrivés au village indigène, on l’enferme dans une hutte où on le laisse toute la nuit. En proie à ses sombres pensées, Carlos se dit qu’à force de vouloir fuir ses parents et leur Jésus, il s’est mis dans une tragique situation. Pourtant il ne veut pas prier. Finalement il n’a que ce qu’il mérite.

Le lendemain on vient le chercher pour l’amener dans une hutte plus importante que les autres : celle du chef du village.

Le chef le regarde longuement sans rien dire. Carlos essaye de soutenir bravement son regard.
Puis le chef s’approche et lui demande en anglais :
– Connaissez-vous Jésus ?
Une flèche tirée en plein cœur n’aurait pas eu plus d’effet que cette simple question. Vaincu, Carlos tombe par terre et se met à sangloter comme un enfant sous le regard étonné du chef. Toujours par terre dans la hutte du chef indigène Carlos se met à prier pour la première fois.
– Toi, Jésus que j’ai fui de toute mon énergie, tu viens me chercher jusqu’ici pour me trouver dans la jungle africaine.

Ce n’est plus le même Carlos qui se relève. Le chef lui explique alors en anglais qu’un missionnaire anglais : David Livingstone avait passé une année dans ce village et y avait annoncé l’évangile.
Quelques jours après, on conduit Carlos jusqu’à une ville africaine. La première chose que fait Carlos en retrouvant la civilisation, c’est d’écrire à ses parents pour leur dire comment Jésus l’a trouvé et lui a pardonné. Carlos conclut sa lettre en les suppliant d’en faire de même.

« Où irai-je loin de ton Esprit ? et où fuirai-je loin de ta face ? » (Psaume 139 : 7)

 
 
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